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Présentation
DERNIERES CONFIDENCES.
Je n'ai rien posté ici depuis que j'ai entamé ma thérapie, qui est devenue une analyse, sur divan. J'aurais bien des choses à vous dire, mais je ne vois pas ce que cela pourrait vous apporter. Je pense que le jour où on a enfin trouvé des oreilles attentives à notre histoire, plus besoin de s'épancher sur un blog. Et je ne parle pas que de ma psy, mais aussi de mes vraies amies, des personnes qui savent m'apprécier telle que je suis, avec qui je n'ai pas besoin de me cacher derrière un faux-self car mon vrai Moi ne leur plaira pas. Il arrive un moment où on a envie, et même besoin, de passer à autre chose. Je suis passée à autre chose depuis un petit moment déjà! J'ai continué à m'en prendre plein la tête niveau chanson, recevoir des conseils qui n'étaient pas pour moi, qui m'ont même fait prendre un mauvais chemin. Maintenant, je sais où je veux aller et ce que je veux transmettre : SIMPLICITE SENTIMENT ESPOIR Je continue d'écrire, beaucoup, et les gens pour la plupart en sont ravis. Je connais désormais ma structure mentale, mais là encore à quoi cela vous servirait de le savoir. Ce n'est qu'un repère pour les professionnels. Ce qui compte, c'est de chercher des moyens de défense, et de les développer. J'ai trouvé mes moyens de défense: l'ART. Et ça, personne ne pourra me l'enlever. Cet espace a été important pour moi, j'y ai croisé des gens intéressants, que je n'oublierais pas. J'espère que vous aussi vous trouverez les choses qui vous font PLAISIR, parce qu'il n'y a pas plus vital que cela dans la vie ! Bonne route à tous....
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CULPABILITE INUTILE.
Hier, séance de thérapie éprouvante de par les révélations qui m'ont été faites. Ma mère se sentant comme mauvaise mais ne pouvant envisager la chose sans souffrir, a rejeté la faute sur moi. J'ai donc toujours vécu dans la culpabilité, ne supportant pas que quelqu'un d'autre que moi endosse cette peine. Ma relation aux autres, et notamment à ma fille, est basée sur le même processus. Que moi je souffre, oui, mais qu'elle souffre ou tout autre, non. En ce qui concerne ma mère, qu'elle agisse de façon consciente ou inconsciente ne l'excuse en rien. Mais on ne se situe pas là d'un point de vue de la culpabilité mais du pathos ( maladie qui s'exprime dans une famille) Malgré tout, j'ai essayé d'apporter du réconfort à ma mère, même encore aujourd'hui. Sans doute me suis-je efforcée toute ma vie à lui apporter du bien, mais ça n'a pas marché! Lorsque je me pose des questions sur ma capacité à être une bonne mère, ce n'est pas à moi que je pose ces questions mais à ma mère. Conclusion: J'ai souffert pour rien tout ce temps là alors que tout ce qu'on me reprochait n'avait rien à voir avec moi directement. Je dois jouer mon rôle de mère et arrêter de me tarauder avec des tas de questions qui ne me concernent pas. Puisque ma mère refuse de m'entendre, je n'ai plus rien à lui dire. Qu'elle fasse sa vie. Que je fasse la mienne. Mais la question sur laquelle je dois désormais travailler est : Pourquoi n'arrivès-je pas à sortir de cette relation de dépendance ? Pourquoi cela me fait-il de la peine de causer de la souffrance à ma mère?
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DE ZERO.
Tout est à refaire. Toutes mes certitudes se sont envolées, ont fondu comme neige au soleil. Il ne reste rien. Plus rien. Ce vide qui me reprend, qui me sert les entrailles.Ces vertiges du néant. Ces tourbillons d'angoisse. 10 ans de vent. 10 ans de mensonges, d'espérances vaines. Je suis ce que je suis mais je ne suis pas aimée ainsi. Fermer ma gueule, avaler mes médocs, ne suis-je donc bonne qu'à ça? Garder ce goût d'amertume, des larmes qui se font prier, qui peine à se déverser, à m'apporter un quelconque apaisement. Je suis amère. Regard âpre sur ce monde qui m'entoure, qui ne peut rien pour moi. Relever la tête. Se battre. Toujours. Se demander si tout ça valait la peine, vaut encore la peine. Je suis écrasée ni plus ni moins qu'une merde de chien. Je gêne, on me pousse vers la sortie. Oh, c'est bien ma faute. Reproduire ce schéma que je connais si bien mais dont je ne veux plus. Même les mots font les capricieux. Ils ne savent plus leur véritable sens. Ils se terrent . C'est mieux ainsi. Puisque ma bouche reste obstinément fermée...
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RENDEZ-VOUS PSY.
Je n'en suis pas à ma première entrevue de ce genre. Je ne compte plus les psys qui m'ont vu défilé pour une séance, pour huit années! Allez si je compte, parce que ça m'intéresse aussi de savoir... Sept. Là, ça fera huit ! Cette fois je me paye une bonne thérapie freudienne chez une psychologue! ( Revanche du passé, cette analyse que mes parents n'ont pas voulut me payer! ) Enfin, ON me paye à défaut d'entamer une thérapie familiale. Il y a des gens qui ne peuvent pas s'investir autrement que financièrement. Alors je prends, c'est mieux que rien. Et puis, je suis habituer. Mes parents aussi fonctionnent comme ça. Je ne vais pas me prendre la tête, culpabiliser. J'ai sorti mes plus belles fringues. Je sais que le premier rendez-vous avec un psy, c'est comme un premier rendez-vous amoureux. On est en plein dans la séduction. Chose que je ne faisait pas avec mon ancien psy, de peur de susciter un quelconque intérêt masculin! Sans doute lié à cette phrase de mon père qui signifie clairement que les petites filles qui se font violer, c'est parce qu'elles provoquent ! Je sais qu'elle va noter les couleurs que je porte, s'il y a de l'harmonie entre les vêtements et ma personne. Si j'ai la main moite losrsqu'elle la serrera. Si je triture mes doigts pendant l'entretien. Si je parle lentement ou si mon débit vocal est rapide. Bref, je vais être passée au crible. Si ça peut l'aider à me comprendre, et ainsi m'aider tout court, je n'y voit pas d'inconvénient. J'attends beaucoup de cette thérapie. Je suis décidée à aller jusqu'au bout quoiqu'il m'en coûte. Je vais faire valdinguer une fois pour toute les inhibitions que l'on m'a imposé. Les idées que l'on m'a fait croire uniques. M'arracher de cette peau qui n'est plus la mienne. J'ai peur parce que je sais que le début va être dur. Pas tout de suite mais dans un mois ou deux. Quelle va être ma résistance? Je sais que je ne m'engage pas pour un peu mais que toute ma vie en dépend. J'ai amorcé le changement. Là, je peaufine et stabilise.
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HUÏTRE.
Voilà, j'ai refermé ma coquille (huître) d'un bruit sec. Je ne dis rien. J'écoute. De là où je suis maintenant, je ne reçois que des bribes. J'écris puisque malgré tout l'inspir est là et qu'au moins lui ne me lâche pas. Je suis comme le félin (chat), je guette. Sauf que pour l'instant, j'ai pas l'énergie pour bouger. Je végète (ours). Je ne sais pas trop quels sont mes sentiments. Ni mal, ni bien. Juste qu'un truc en moi s'est cassé.
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